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« L'Île-de-France et les artistes : maisons, ateliers et sites remarquables »
Conférences Trésors d'Île-de-France
Ce cycle de conférences baptisé Trésors d'Île-de-France est un rendez-vous pour les amateurs d'histoire et les passionnés de patrimoine. Chaque année, le thème renouvelé permet au musée et aux intervenants de proposer des conférences de qualité.
« L'Île-de-France et les artistes : maisons, ateliers et sites remarquables »
Venez découvrir ou redécouvrir à Sceaux le patrimoine de l'Île-de-France !
Le thème annuel des conférences "Trésors d'Île-de-France" portera cette année sur « L'Île-de-France et les artistes : maisons, ateliers et sites remarquables ».
Jeudi 15 mars 2012 de 18h à 19h30
Nathalie MICHEL-SZELECHOWSKA, Ingénieur d'études au musée d'Orsay
L’art de Jean-Baptiste Camille Corot vu de sa maison de Ville-d’Avray : une réalité topographique muée en Souvenirs
Les relations qui se tissent entre un peintre et un site sont toujours complexes, mêlant bonheur et déception. L'histoire de la propriété de Ville-d'Avray, belle maison à l'ordonnancement classique agrémentée d'un jardin potager à la française et d'un jardin anglais romantique, retrace le contexte familial parallèlement à la vie officielle parisienne que connut Corot. Le rôle décisif de cette villégiature, retraite intime et conviviale, oriente les débuts du peintre, baignés de paysage néo-classique, et détermine ses choix iconographiques. La connaissance topographique du site nous amène à déceler sa méthode de travail et son appréhension de la nature. Se dévoile ainsi l'évolution stylistique de son art, mêlant réalisme, naïveté et fidélité visuelle, aux souvenirs, à l'imaginaire, à la poésie sentimentale et bucolique, traduite par une facture toujours plus fragmentée, allusive, évanescente, imprégnée de la fugacité du temps. Bien des peintres seront sensible à cet art.

Camille Corot, Ville d'Avray, l'étang au batelier,
eau-forte, 1862. INV. 2002.11.1
Jeudi 29 mars 2012 de 18h à 19h30
Anne-Marie MEUNIER, propriétaire de la maison-atelier Jean-François Millet
Théodore Rousseau et Jean-François Millet à Barbizon
Se sentant mal-aimés, Théodore Rousseau et Jean-François Millet cherchèrent l'un et l'autre un refuge contre l'adversité et s'installèrent à Barbizon: Rousseau en 1847, Millet en juin 1849. A Barbizon, ils trouvèrent un équilibre, un cadre, un milieu. Leur talent s'y épanouit et ils acquirent la célébrité. Comment, à Barbizon, leur destin s'est-il forgé ? Comment y connurent-ils un début de gloire ? Et comment le village en recueillit-il l'héritage et en tira-t-il une étrange célébrité ?
Auguste Lepère, Entrée de l'atelier de Rousseau et maison de Millet à Barbizon,
bois sur japon pelure, 1887. réédition 1907.
Musée de l'Ile-de-France, Sceaux. INV. 99.9.8.
Jeudi 12 avril 2012 de 18h à 19h30
Claire DURAND-RUEL, Historienne de l'art
Dans les pas de Camille Pissarro à Pontoise
Après deux courts séjours en 1866 et 1868, Pissarro établit son domicile à Pontoise de 1872 à 1882, y occupant jusqu'à cinq habitations différentes. Il y vécut simplement, en famille, sans prendre part à la vie publique de la ville, mais laissa cependant sa marque en y exécutant pas moins de trois cents huiles. De son quartier de l'Hermitage, Pissarro réalise la majorité de ses oeuvres, mais il puise aussi son inspiration les jours de marchés ou de fêtes, plante son chevalet sur les rives de l'Oise, aussi bien du côté de Pontoise que de Saint-Ouen l'Aumône, au bord des écluses, dans les nombreuses sentes du quartier du Chou, sur les routes menant à Ennery, Gisors, Epluches, Osny ou Auvers-sur-Oise. Sa présence à Pontoise fut aussi à l'origine du séjour de nombreux peintres parmi lesquels Cézanne, Gauguin et Van Gogh.
Jeudi 26 avril 2012 de 18h à 19h30
Dominique LOBSTEIN, responsable de la Bibliothèque du Musée d'Orsay
Claude Monet à Argenteuil
Au retour de son exil londonien, Claude Monet choisit de s'installer en famille à Argenteuil. Là viendront le visiter et travailler à ses côtés tous les tenants de la Nouvelle Peinture, les fidèles des premières expositions impressionnistes, et, bientôt, quelques collectionneurs attirés par des sujets nouveaux traités d'une manière originale. La petite ville au passé mémorable, et la Seine à ses pieds, deviendront ainsi, et jusqu'en 1878, les creusets d'une réflexion sur un art nouveau que Paris découvrit avec ironie en 1874. Ce sentiment laissa rapidement place à un intérêt qui ne s'est jamais démenti pour ce moment culminant de la carrière de Monet, en particulier, et de l'impressionnisme, en général.
Jeudi 3 mai 2012 de 18h à 19h30
Anne GALLOYER, Conservateur au musée Fournaise – Ile des Impressionnistes
L'atelier du plein air, la Seine ou mise en scène des paysages par Pierre-Auguste Renoir
Depuis Paris, Pierre-Auguste Renoir s'échappe de son atelier où il peint de grandes compositions, qu'il accroche ensuite aux cimaises du Salon, pour aller peindre sur les bords de Seine à la fin des années 1860. Chatou et ses environs, Bougival, Croissy-sur-Seine, Argenteuil deviennent l'atelier du plein air pendant une quinzaine d'années. Le peintre y trouve des modèles, des sujets, la lumière : en un mot, il devient impressionniste, paysagiste, peintre de la modernité et des charmes de la banlieue parisienne aux côtés de son comparse, Claude Monet. Pourquoi et comment Pierre-Auguste Renoir devint-il un peintre des paysages de l'Île-de-France et des « fêtes galantes » qui se jouent dans les guinguettes des bords de Seine ?
Jeudi 10 mai 2012 de 18h à 19h30
Peter KROPMANNS, Docteur en histoire de l'art
Gustave Caillebotte à Yerres et au Petit-Gennevilliers
La propriété familiale à Yerres et ses environs sont le théâtre de quelques-unes des premières oeuvres de Gustave Caillebotte (1848–1894), peintre, mécène et collectionneur des impressionnistes. Auteur des remarquables tableaux "Les Raboteurs de parquet" et "Rue de Paris, temps de pluie", Caillebotte acquiert plus tard un terrain au Petit-Gennevilliers : c'est ici, proche des bords de Seine, en face d'Argenteuil, où cet ami de Monet et de Renoir construit des bâteaux, participe à des régates et cultive un jardin. Il ne délaisse pas pour autant la peinture qu'il voue à la vie moderne. Evocation d'un artiste attaché à Paris, notamment aux quartiers de l'Europe et de l'Opéra, mais aussi aux joies que propose la nature au bord de l'eau.
Jeudi 7 juin 2012 de 18h à 19h30
Wouter VAN DER VEEN, Université de Strasbourg – Département d'Etudes néerlandaises, Conseiller scientifique de l'Institut Van Gogh à Auvers-sur-Oise
Vincent Van Gogh à Auvers-sur-Oise
Après une dizaine d'années d'une carrière mouvementée, Vincent van Gogh s'installe en mai 1890 dans le village d'Auvers-sur-Oise. Il y trouvera refuge à l'Auberge Ravoux, où il occupera une chambre de 7m2, et peindra plus de 80 toiles en 70 jours avant de décéder des suites d'une blessure par balle. Depuis cette mort tragique, autour du peintre du Champ de blé aux corbeaux, les mythes ont fleuri de manière aussi spectaculaire que ses Tournesols. Qu'en est-il vraiment ? Etait-il aussi pauvre, fou, seul et méconnu qu'on veut bien le (faire) croire ?
Jeudi 14 juin 2012 de 18h à 19h30
Geneviève-Javotte TAILLADE
Présidente d'honneur de l'Association « Les Amis d'André Derain »
Dans l'intimité d'André Derain à Chambourcy
En 1935, André Derain vend toutes ses maisons de Chailly en Bière (Fontainebleau), de la rue du Douanier (parc Montsouris) et le château de Parouzeau (en Seine et Marne) pour s'installer à Chambourcy (dans les Yvelines), avec sa famille et ses animaux. Il y restera jusqu'à sa mort en 1954. Il y peint de nombreux portraits, redécouvre la sculpture avec la terre de son jardin, installe un four dans l'atelier d'été, travaille à l’illustration de divers ouvrages - Salomé, les Héroïdes, le Pantagruel; il réalise des décors et costumes pour la scène et reçoit ses amis peintres et écrivains. Pendant la guerre, la propriété est occupée par les Allemands. Petite nièce de Derain, j'ai habité cette maison 40 ans, au milieu de ses collections, de ses meubles et dans le sillage du grand homme. J'ai posé pour lui toute petite, comme ma mère l'avait fait avant moi de nombreuses fois.
C'est ce souvenir "intime" que je voudrais vous faire partager.
Jeudi 11 octobre 2012 de 18h à 19h30
Diana GAY, Conservatrice du patrimoine au musée national Fernand Léger
De Gif à Biot, les dernières années de Fernand Léger
Le dernier atelier de Fernand Léger se situait au Gros Tilleul, l'ancienne guinguette qu'il acheta à Gif-sur-Yvette dans l'Essonne et où l'artiste choisit de vivre avec Nadia Khodossiévitch, sa seconde épouse à partir de 1952. Dans la vaste salle de bal du rez-de-chaussée, il peignit ses dernières grandes séries (Les Constructeurs, La Partie de campagne, La Grande parade). Afin de réaliser pleinement son ambition esthétique, il lui fallait un grand atelier proche de Paris, calme et situé à la campagne. Fier de ses origines normandes, Léger a également été un infatigable voyageur. Curieux de tout, chaleureux et grand pédagogue, il oeuvra toute sa vie pour faire partager au plus grand nombre sa vision révolutionnaire de l'art : à la fois exigeante et populaire, rigoureuse et colorée, sereine et monumentale. A partir de 1949, il poursuivra son rêve d'une peinture dans l'espace grâce aux sculptures polychromes réalisées à Biot (Alpes-Maritimes) dans l'atelier de Roland Brice, son ancien élève. A quelques mois de sa mort, il achètera en 1955 dans cette commune un vaste terrain arboré où sera inauguré en 1960 le musée qui lui est dédié.
Jeudi 25 octobre 2012 de 18h à 19h30
Claude WEIL-SEIGEOT, Présidente de la Fondation Arp
L'atelier de Jean Arp et de Sophie Taeuber. Dialogue avec les morts dans le labyrinthe du Minotaure
L'atelier de Jean Arp et de Sophie Taeuber est un des rares ateliers d'artistes ayant survécu à la disparition de ses acteurs. Outre une étonnante maison construite sur les idées de Sophie Taeuber, on y découvre une exceptionnelle collection d'oeuvres des deux artistes présentée dans leur lieu de création. C’est un témoignage irremplaçable à la perception et à la connaissance du travail de deux pionniers des avant-gardes du XXe siècle.
Au Petit château (9 rue du Docteur Berger à Sceaux - près de l'Eglise)
Tarif : 3 euros* - Tarif réduit : 1,50 euros*
Réservation : 01 41 87 29 71
* Tarifs donnant accès au musée

